Découverte de l’artiste et skateur, Youri Fernandez. Il nous dévoile les phases cachées de sa vidéo ON – OFF visible ici. Un projet nommé How Many Bpm qui découle d’une exposition datant de août 2016 dans un sous-sol à Paris. Le collectif FLVR a construit une micro-rampe pour mélanger une performance musicale et skateboard. Leur concept est de mélanger l’univers du skate et des arts plastiques. Le clip On-Off a été réalisé afin de poursuivre ce projet.

  • D’où et comment t’es venue l’inspiration ?

La source d’inspiration ça a été une suite de questionnements de qu’est-ce qu’on pouvait faire après How Many Bpm ? J’ai donc fait mûrir l’idée..

Au niveau des influences, dans l’univers du skate je pourrais citer les vidéos Cross Walk. Où entre chaque partie skate y il avait une partie clip créatif. Comme par exemple la vidéo Yeah Right, vidéo de la marque Girl.

Par rapport au principe du négatif, il y a une influence qui était un clip de Die Andwoord (un groupe de musique sud-africain ) graphiquement c’était puissant. Donc c’est sûrement l’une de mes premières sources d’inspiration.

  • Depuis combien de temps avais-tu cette idée qui traînait dans la tête ? / combien de temps a duré le projet ?

Alors je ne sais pas à quel moment j’ai eu l’idée mais je sais qu’on a mis à peu près 1 an pour tout réaliser. On a pris le temps car déjà ce n’est pas du tout une production où on a un budget avec un timing. Et puis c’est quelque chose qu’on n’avait jamais fait et il fallait voir ce qui allait fonctionner, et jusqu’où on pouvait aller..

On a testé différents plans, et fait le montage au fur et à mesure. Cela a donc pris pas mal de temps  

  • Tu as voulu transmettre quoi à travers cette vidéo ? Une émotion ? Une ambiance ?

Je pense que l’émotion est amenée par la musique Petit Fantôme qui est une musique assez mélodique avec un côté épique.

Et l’idée du pourquoi utiliser cette technique-là, c’était de mettre en avant (sur une deuxième lecture) le côté chorégraphique. Le fait qu’on ait filmé la même chose de jour et de nuit, on réalise que le skateur est capable de refaire plusieurs fois la même chose. Le cameraman doit lui aussi reproduire les mêmes mouvements. Il fait donc partie de l’action.

Ce que j’ai voulu transmettre c’est surtout ce côté chorégraphique, comme si ça devenait des danseurs sur une musique.

  • Attends-tu d’avoir une idée claire de ce que tu veux réaliser ou une idée découle-t-elle d’une autre ?  

Quand il s’agit des projets perso  je prends le temps d’arriver à un concept avant de commencer le tournage. C’est plus dans la tête que ça se passe. Et puis dans les événements et soirées qu’on organise avec Dômes (c’est à la base une association, elle devient une sorte de label) on mélange différentes choses : vidéo, musique, skate, installation, lumières, etc..  Chaque problématique, chaque découvertes que l’on fait, vont donner des idées pour les prochaines vidéos. On mémorise ce qui fonctionne visuellement.

Chaque chose qu’on fait et chaque personne amène ses qualités et de là, naissent des idées…forcément.

  • Une fois tes créations finies, t’inspirent-elles de nouvelles idées ou projets ?

Alors en soi, elles vont m’inspirer à faire de nouvelles choses, mais toujours dans mon univers de créations. Dans le même projet How Many Bpm, il y avait 4 musiques et il y en a une sur laquelle on va faire un clip.. On prépare donc un projet sur une musique de Vincent 2000 (membre de Dômes également) qui aura des points communs avec How Many Bpm. Alors je peux pas dire ce que c’est encore.. Mais il y aura toujours l’idée de dualité et ce sera filmé de nuit.

Avec Dômes, on met l’accent sur la musique et différents créateurs d’univers variés. Il y aura une patte qu’on pourra reconnaitre.

  • Tu peux nous citer 3 artistes qui t’inspirent ?

James Turrell : il utilise la lumière et les formes pour créer un effet d’optique.

Michel Gondry : ses vidéos et sa manière de créer des effets et un univers particulier.

Steve Reich : pour sa musique.